passe‑pied
n. m. (pl. passe-pieds) [Chorégr.]
Danse instrumentale vive et légère, plus rapide que le menuet, et qui suit un rythme ternaire (3/8) avec un levé d’une croche (sauf dans sa forme anglaise, le pas py). [Dans la « suite », il peut prendre place entre la sarabande et la gigue.]
Son origine est diversement interprétée. Selon les uns, il s’agit d’une danse populaire bretonne, le trihory. Pour d’autres, le passe-pied, d’abord binaire, puis ternaire, serait un dérivé de la bourrée (qui, en effet, existe sur les deux rythmes : bourbonnaise à 2/4, ou montagnarde ternaire).
Il aurait été dansé à Paris, dans les rues, pour la première fois en 1587. La Cour, puis l’Opéra l’auraient accueilli. Fréquent dans la suite de clavecin (J.‑S. Bach : 5e suite anglaise, 7e partita; Couperin : 2e ordre) ou d’orchestre (Telemann : suite en la mineur pour flûte et cordes; J‑S. Bach : 1re suite), il figure aussi dans le ballet d’opéra (Campra : Europe galante, 1697; Destouches; Rameau, Castor et Pollux, 1737; Gluck : Iphigénie à Aulis, 1774, etc.). Cette danse, où s’illustra la célèbre Mlle Prévost avant 1741, cessera d’être pratiquée à la fin du XVIIIe s.