René François Armand PRUDHOMME dit SULLY PRUDHOMME

 

poète français

(75003.Paris, 16 mars 1839-92.Châtenay-Malabry, 06 septembre 1907)

 

 

Ingénieur à l’usine du Creusot, il la quitte bientôt pour faire son droit, puis se consacre entièrement à la poésie. Dès 1865, il publie son premier recueil, Stances et poèmes, que suivent : les Epreuves (1866), les Solitudes (1869), Impressions de la guerre (1870), les Destins (1872), les Vaines Tendresses (1875). La Justice (1878) et le Bonheur (1888) sont deux poèmes philosophiques de longue étendue. Collaborateur de l’Art de L.-Xavier de Ricard et du Parnasse contemporain, Sully Prudhomme dépasse l’idéal plastique des parnassiens. Il est un poète d’intimisme, de solitude, de ce qui reste inexprimable et incommunicable dans une âme vulnérable et fragile ; du besoin, aussi, des communions fraternelles. Ses poèmes philosophiques, qui n’évitent pas les dangers du vers didactique et du prosaïsme, disent les angoisses de l’esprit, les problèmes que l’évolutionnisme pose à la conscience de l’homme moderne, la recherche d’une morale qui aboutit au sacrifice de soi-même. Sully Prudhomme a publié en prose : De l’expression dans les beaux-arts (1883), Réflexions sur l’art des vers (1892), le Problème des causes finales (1902), en collaboration avec Charles Richet, et la Vraie Religion, selon Pascal (1905). [Académie française, 1881 ; prix Nobel de littérature, 1901].