Jules-Émile-Frédéric MASSENET
compositeur français
(42.La Terrasse-sur-Dorlay,
près de Montaud, 12 mai 1842-Paris, 13 août 1912) [enterré à 77.Egreville]
Il était le plus jeune d’une famille de 21 enfants.
Après avoir reçu de sa mère les premières leçons, il entra à 9 ans au Conservatoire
de Paris, où il fut l’élève de Savard (solfège), Laurent (piano), Bazin et Reber (harmonie), Ambroise Thomas (composition). Grand prix
de Rome en 1863, il envoya d’Italie une messe de Requiem à 8 voix, parcourut
l’Allemagne et la Hongrie, et rapporta de ces voyages les Scènes de bal et les Scènes
hongroises. De retour à Paris, il fit entendre une suite d’orchestre : Pompeia, et un opéra-comique : la Grand’Tante (1867). Il publia dans le même temps
ses premières mélodies et son recueil Poème
d’avril. Six ans plus tard,
la représentation de Marie‑Magdeleine, à l’Odéon (1873), consacrait son
talent et sa célébrité. S’il compose quelques œuvres symphoniques, quelques pièces
religieuses et de la musique de chambre, son activité principale n’en est pas
moins orientée vers le théâtre, où il remporte de brillants et durables succès.
Membre de l’Institut en 1878, il succéda à Bazin, la même année, comme
professeur de composition au Conservatoire et ne donna sa démission qu’en 1896,
lorsqu’on lui proposa le poste de directeur, offre qu’il crut devoir décliner.
Il avait dirigé l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1879.
Compositeur fécond, d’un rare talent de
mélodiste, ayant un sens remarquable de la prosodie théâtrale et des situations
dramatiques, particulièrement doué pour l’expression du charme et de la
langueur, Massenet a exercé une influence séductrice considérable sur le public
et les musiciens de sa génération. Mais il fut aussi un professeur remarquable,
à qui les élèves qu’il a formés ont rendu volontiers hommage, entre autres :
Alfred Bruneau, Gustave Charpentier, Gabriel Pierné, Florent Schmitt.
Oeuvres dramatiques :
Don César de Bazan (Opéra-Comique, 30 novembre 1872)
le Roi de Lahore
(Opéra, 1877)
Hérodiade (1881)
Manon (1884)
le Cid (1885)
Esclarmonde (1889)
Werther
(1886‑1892)
le Mage
(Opéra, 1891)
Thaïs (1894)
la Navarraise (1894)
Sapho (1897‑1909)
Cendrillon (1899)
Grisélidis (1901)
le Jongleur de Notre-Dame (1902)
Chérubin (Monte-Carlo, 1905)
Ariane (1906)
Thérèse (1907)
Don Quichotte (1910)
Roma
(Monte-Carlo, 1912)
Panurge
(Gaieté, 1913)
Cléopâtre,
drame lyrique (1919)
Musique de scène. ‑ Pour les Erinnyes (Leconte de Lisle),
Hetman (Déroulède), Théodora (Sardou), Phèdre (Racine).
Oratorios. – Marie-Magdeleine
(Odéon, 1873), Eve (1875), la Vierge (1880), la Terre
promise (1899).
Oeuvres orchestrales. ‑ 7 Suites d’orchestre (entre
autres, Scènes alsaciennes), 1 quatuor à cordes, 1 concerto pour piano, 1 fantaisie
(piano, violoncelle et orchestre) [1897], des pièces chorales et de nombreuses
mélodies.