MALGRÉ TES SERMENTS
Paroles de Henri Christiné – Musique de Joe E. Howard - 1909
1.
Je t’avais, et pour toujours,
Donné mon âme et toute ma tendresse
Croyant en retour avoir ton amour,
Mais la vie est cruelle et traîtresse,
En rentrant chez nous, un soir,
Je trouvai la maison triste et déserte,
Je guettai ton retour par la porte entr’ouverte
Jusqu’au matin sans te revoir
refrain
Malgré tes serments, tes promesses,
Malgré tes baisers, tes caresses,
Tu partis un jour
Sans un mot d’amour,
Sans regret, pour toujours,
Et chaque soir à ma fenêtre,
J’attends, dans l’espoir que peut-être
Dans les bras de l’autre, un jour tu souffriras
Et que vers moi tu reviendras !
2.
J’ai trouvé depuis ce jour
Dans la chambrette, hélas ! qui fut la nôtre,
Au fond d’un tiroir, un billet d’amour
Qui m’apprit enfin le nom de l’autre,
Et cet autre que je hais,
Ne saura pas, vois-tu, comme moi-même,
Te bercer doucement en te disant : Je t’aime !
Comme le soir je le faisais.
au refrain
3.
Je n’ai de toi qu’un portrait,
Seul compagnon de mes longs jours de fièvre,
Portrait dont bientôt pâliront les traits,
Sous les baisers brûlants de mes lèvres,
Je m’adresse à lui, tout bas,
M’imaginant que c’est toi qui m’écoutes,
Et mes peines d’amour, je les lui redis toutes
Croyant que tu les entendras.
au refrain