Wilhelm FURTWÄNGLER

 

chef d’orchestre et compositeur allemand

(Berlin, 25 janvier 1886-sanatorium d’Ebersteinburg, près de Baden‑Baden, 30 novembre 1954)

 

fils de l’archéologue Adolf Furtwängler (Fribourg-en-Brisgau, 1853-Athènes, 1907)

 

 

Il fut le plus grand chef allemand de l’entre‑deux‑guerres. Sa brillante carrière commença en 1922, lorsqu’il succéda à A. Nikisch à Leipzig et Berlin. Il a remporté de véritables triomphes à la tête de tous les grands orchestres, en interprétant magistralement des symphonies classiques et romantiques. Il a donné aux œuvres de Beethoven, Brahms et Bruckner une intensité sonore exceptionnelle et une forme spirituelle très nouvelles.

 

Wilhelm Furtwängler se mit à composer à l'âge de sept ans et, dès l'âge de huit ans, entreprit des études de composition avec Rheinberger et von Schillings. Après avoir fait ses premières armes dans la direction d'orchestre à Zurich, Strasbourg et Lübeck, il succéda à Arthur Bodanzky à la tête de l'Orchestre de Mannheim en 1915. Le comité d'élection se rendit à Lübeck pour entendre Furtwängler et, ne pouvant que reconnaître son génie, déclara que nul ne pouvait mieux que lui remplir cette fonction. Peu après, il faisait ses débuts à Mannheim dans le répertoire lyrique et en concert. Son succès fût immédiat et rapidement sa réputation fût celle d'un des plus grands chefs d'orchestre du XXe siècle. Il occupa des postes très importants, tels que celui de Tonkünstler de l'Orchestre de Vienne en 1919, et, de 1920 à 1922, celui de chef d'orchestre en titre de l'Opéra de Berlin. Lorsque Nikisch disparut en 1922, Furtwängler lui succéda à la tête de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et du Philharmonique de Berlin ‑ deux positions parmi les plus importantes au monde. En 1924 il fût appelé à diriger dans le monde entier. Puis, avec la guerre, un fort attachement à sa patrie ‑ bien qu'il ne fût pas Nazi, le retint en Allemagne, où il continua à diriger les plus grands orchestres. Après la guerre il reprit ses activités internationales tout en restant attaché plus spécialement aux Philharmoniques de Berlin et de Vienne, à la tête desquels il réalisa de nombreux enregistrements.