Jean Antoine DE BAÏF

 

humaniste et poète français

(Venise, 19 février 1532-Paris, septembre ou octobre 1589)

 

 

Il reçut les leçons de Dorat, au collège de Coqueret, et fit partie de la Pléiade. Secrétaire de la Chambre du roi, il fonda avec le musicien Thibault de Courville, en 1570, l’Académie de poésie et de musique, qui se proposait de réaliser l’union de ces deux arts aussi étroitement que du temps des Anciens, en introduisant dans la poésie française la notion de quantité (longues et brèves). Après la mort de Charles IX, l’Académie prit une forme plus philosophique et religieuse, et son activité cessa tout à fait en 1584. Les vers de Baïf connurent auprès des musiciens un grand succès : Janequin, Lassus, Le Roy, Caietain, Le Jeune et surtout Mauduit les mirent en musique. En voulant unir drame, danse, poésie et musique, Baïf exerça une profonde influence sur les destinées de la musique française, non seulement par son expérience de musique mesurée, mais aussi pour l’évolution du ballet et de l’air de Cour.

 

Son oeuvre est le témoignage d’un érudit plutôt que d’un poète. Son essai de vers « mesurés », dans les Etrennes de la poésie française (1574), n’eut pas plus de succès que sa tentative de réformer phonétiquement l’orthographe.