CIMETIÈRE SAINT-VINCENT

 

 

 

Le cimetière Saint-Vincent a été ouvert, le 5 janvier 1831, par la commune de Montmartre pour remplacer le cimetière précédent devenu insuffisant. Inauguré par M. Bazin, maire de Montmartre qui y fut inhumé en 1838, et béni par le curé de Saint-Pierre, l'abbé Ottin, il était alors situé dans un site gracieux qu'abritaient les ombrages d'un petit bois.

 

Sa superficie initiale de 21 ares fut portée, entre 1842 et 1844, à 69 ares, réduits à 59 lors de l'élargissement des rues des Saules et Saint-Vincent. Il contient 920 sépultures parmi lesquelles on relève les noms de notabilités locales de la commune de Montmartre dont quelques rues du XVIIIe arrondissement portent le nom (Tourlaque, Labat, Muller, Lavigne, Pascal, Picard...). Son entrée qui se trouvait jusqu'en 1949 au n° 40 de la rue Saint-Vincent a été reportée à cette date dans la rue Lucien-Gaulard ouverte en 1905.

 

Devenu à son tour insuffisant (il avait reçu près de 13.000 corps), il fut fermé et remplacé, le 5 juillet 1858, par un nouveau cimetière qui, situé au delà des fortifications, au lieu appelé la pointe Saint-Denis, est devenu, à partir de 1860, le cimetière de Saint-Ouen (actuellement ancien cimetière [on peut y voir la tombe de Paul Delmet (10e div.)], le nouveau datant de 1872 [où l'on peut voir dans la 8e div. le caveau dit "des chansonniers" où reposent entre autres : Xavier Privas, Francine Lorée, Léon de Bercy, Yon Lug]).

 

Le cimetière Saint-Vincent passa, lors de l'annexion de 1860, dans le domaine de la Ville de Paris qui le réserva aux inhumations en concessions perpétuelles. Toutefois, il fut ouvert pendant le siège de Paris aux inhumations en concessions temporaires et tranchées gratuites.

 

Dans le cimetière Saint-Vincent reposent :

 

1898 : Eugène BOUDIN, peintre (14.Honfleur, 12 juillet 1824-14.Deauville, 08 août 1898) [12e div.].

 

1906 : Emile GOUDEAU, écrivain (24.Périgueux, 29 août 1849-Paris, 18 août 1906), fondateur du Club des Hydropathes.

 

1913 : Louis-Robert CARRIER-BELLEUSE, sculpteur (Paris, 1848-Paris, 1913) [2e div.].

 

1923 : Théophile Alexandre STEINLEN, dessinateur d’origine suisse (Lausanne, 20 novembre 1859-75018.Paris, 13 décembre 1923) [14e div.].

 

1932 : Jules CHÉRET, affichiste (Paris, 01 juin 1836-06.Nice, 23 septembre 1932) [5e div.].

 

1943 : Henri-Marie Rodolphe dit Harry BAUR, acteur (Paris, 12 avril 1880-Paris, 08 avril 1943) [9e div.].

 

1950 : Jean-Gabriel DARAGNÈS, graveur (64.Guéthary, 1886-Paris, 1950).

 

1955 : Arthur HONEGGER, compositeur suisse (76.Le Havre, 10 mars 1892-Paris, 27 novembre 1955) [8e div.].

 

1955 : Maurice UTRILLO, peintre (75018.Paris, 26 décembre 1883-40.Dax, 05 novembre 1955) [4e div.].

 

1965 : Désiré Emile INGHELBRECHT, chef d’orchestre (Paris, 17 septembre 1880-Paris, 14 février 1965) [12e div.].

 

1965 : Lucie VAUD dite VALORE, peintre (18.Angoulême, 1878-Paris, 1965), femme de Maurice Utrillo [4e div.].

 

1967 : Marcel AYMÉ, écrivain (89.Joigny, 29 mars 1902-Paris, 17 octobre 1967) [10e div.]

 

1973 : Roland LÉCAVELÉ dit DORGELÈS, écrivain (80.Amiens, 15 juin 1885-Paris, 18 mars 1973) [13e div.].

 

Citons également la famille FARIA dont la sépulture est ornée d’une figure de femme sculptée en 1912 par Félix Charpentier (1858-1924) [7e div.], la famille DUMESNIL dont la tombe possède une figure de femme par E. Bailly [8e div.], et la famille BUSSOZ dont la tombe est ornée d’une figure de femme, œuvre de G. Thomassen [9e div.].