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Jean-Georges HUYOT dit George AURIOL
poète, chansonnier, journaliste, peintre et graveur français (60.Beauvais, 26 avril 1863 – Paris, 03 février 1938)
Il fut secrétaire de la rédaction du Chat Noir (1886 à 1889), succédant à Albert Tinchant (qui lui-même avait succédé à Edmond Deschaumes) et a laissé un nom dans l’histoire du célèbre cabaret. Il a collaboré également au Journal. Littérateur et poète, il s'est d'abord fait connaître par des contes et des chansons pour les enfants d'une agréable saveur : les Rondes du valet de carreau (1887 ; musique de Marcel Legay, illustration de Steinlen) ; Sur le Pont d'Avignon (1889 ; musique de Désiré Dihau) ; Rondes et Chansons d'avril (1890 ; musique de Dauphin et Blanc) ; Chansons d'Ecosse et de Bretagne (1892 ; musique de Dauphin et Blanc) ; puis, il a composé des fantaisies humoristiques, où il s'est révélé un observateur pince-sans-rire et narquois : Histoire du rire (1892) ; En revenant de Pontoise (1893) ; J'ai tué ma bonne (1894) ; Hanneton vole (1895) ; Ma Chemise brûle (1896) ; le Chapeau sur l'oreille (1897) ; A la façon de Barbari (1898) ; la Charrue avant les bœufs (1902) ; l'Hôtellerie du Temps perdu (1905) ; etc. On lui doit encore la romance Quand les lilas refleuriront (musique de Désiré Dihau) qui est restée populaire. Dessinateur décorateur, il a illustré les Chansons naïves et perverses de Gabriel Montoya (1896). Il s'est créé un genre à lui, simple, bien équilibré, bien adapté à l'emploi auquel il l'a consacré : l'ornementation du livre en général, décorations de revues, couvertures, titres de reliures, dessins de gardes, monogrammes. Il a exécuté quelques estampes, et publié en 1902 son Premier Livre de cachets et monogrammes ; le second fut publié en 1909 et le troisième en 1924. Il s'est voué aussi à la rénovation de l'art typographique. Outre un nombre considérable de vignettes, on lui doit plusieurs caractères typographiques : d'abord un type de labeur et son italique : le caractère Auriol ; puis la française légère, le champlevé, la française allongée et le montjoye. Ces caractères, tout en se prêtant aux besoins de l'imprimerie moderne, sont conçus d'après les règles de la typographie. Collaborateur de la libraire Larousse, ce fut lui qui aurait donné, gravé par Eugène Grasset, le premier dessin de la Semeuse. Il enseigna, de 1924 à 1928, à l’école Estienne. Le 26 octobre 1898, il avait épousé à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jeanne Augustine Marguerite DOCQUOIS.
correspondance de George Auriol du 05 mai 1900 caractères dessinés par George Auriol
Chansons de George Auriol à consulter
Complainte du petit gâs breton
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La dernière mise à jour de ce site date du jeudi, 16. juin 2011 19:47 +0200