|
|
|
|
|
|
SIMPLIFICATIONS
Paroles de René de SOUTTER – Musique de TRÉMOLO
I Afin d' rendre la vie plus facile On rêve de tout simplifier On va, on vient, on court, on file, Simplifier, il faut simplifier : Vous tous qui m'écoutez, avouez entre nous Qu' pour payer ses impôts, vraiment, c'est bête comme tout !!!
Qu'est-ce qui faut ? un' déclaration Indiquant vot' situation Avec tous vos noms et prénoms Et répondre à quelques questions : Si vous avez un' profession, Ou même un’ simple exploitation Avez-vous un' grande instruction Est-ce que vous êtes marié ou non ? N'omettez pas votre pension Le montant d' vos rétributions Et joignez-y, sans restrictions Les totaux d' vos allocations ! Mais retranchez sans rémission Les vacances et taxations La base de vos contributions Ensuite vous f'rez la conversion. Si vous touchez des commissions Faites-en la multiplication Répondez avec précision En suivant tout's ces conventions Puis, vous r'cevrez à l'occasion Comm' tout l' monde une sommation A payer vot' cotisation Augmentée d'une majoration Que le percepteur, comm' sanction Vous colle sans hésitation Prétendant qu' dans la soustraction Y' avait une erreur d'addition Et vot' femme murmure sans façon : S' tromper dans une opération Quand on a son agrégation, Y faut qu' tu sois un rud' couillon.
Voyez, que pour payer, ma foi, C'est bien plus simple qu'autrefois.
II Tenez, dans les pièces, de théâtre, Voilà c' qu'il y avait autrefois. Mari, amant, et femme folâtre Faisant l' classiq' ménage à trois Com' ça donnait des dram's qui n'en finissaient pas De nos jours, les auteurs, ont simplifié tout ça :
Au prologue, le père aime la mère, Autant que le frère, aime la soeur. Cependant la mère pense au frère, Et l' père fait d' l'oeil à la soeur. De sort' que le père et la mère, Sont jaloux du frère et d' la soeur. Si bien que l' père, avec le frère Font comm' la mère avec la soeur. Au 2e acte, jalouse du père La mère courtise un vieux masseur Mais le masseur préfère le frère Et l' brave capitaine de chasseurs. Alors, sans hésiter, le père Pour se venger du vieux masseur, Accorde la main de la Mère, Au brav' capitaine de chasseurs. Et au 3e acte, le père, Qui n' peut rien r'fuser au masseur Se débrouille pour que le grand-père Se rencontr' avec la p'tit' soeur. Et ça finit bien, car le père Adorant le frère et la sœur Autant que l' masseur aim' la mère Y' s' font cocus, tout l' monde en choeur. Ensuite le frère zigouille la mère La mère file avec le masseur Et l' masseur devient fille-mère Par l' brav' capitain' de chasseurs !!!
Au théâtre, comm' partout, ma foi, C'est bien plus simple qu'autrefois.
III D'ailleurs, on simplifie tout's choses Je vous jur' que j' suis enchanté Et que je vois la vie en rose Quand j'ai envie de me prom'ner ! C' que ça donne, écoutez : je vous l' montre sans r'tard. Voici les command'ments pour traverser l' boul'vard :
Lorsqu'un matin désireras Traverser l' boulevard Haussmann Sur le trottoir, te placeras De manière à bien voir l'agent. Ensuite, tu patienteras Jusqu'à c' que vous soyez 200, Puis, par 4, te placeras, En commençant par les plus grands. Au coup d' sifflet, tu bondiras En pagaïe, complètement Vers le milieu, te dirigeras Tête baissée, rapidement. Oui, mais comme à ce moment-là Ceux d' l'autr' trottoir en f'ront autant Sur le refuge, tu les trouv'ras Arrivant au même moment Contr' eux, tu te heurteras Eux, t'heurteront également Alors tu en profiteras Pour les engueuler copieus'ment Et comme pendant ce temps-là Aura r'sifflé le brave agent Et qu' derrièr' toi, tu sentiras Les autos se r'mettre en mouv'ment En vitesse, tu rappliqu'ras Su' l' trottoir où t'étais avant. Plusieurs fois d' suit' tu constat'ras Que ça peut durer très longtemps Alors tu te décideras A réintégrer ton log'ment Et tranquil'ment tu comprendras Qu'on n' travers' pas l' boul'vard Haussmann.
Voyez, qu' pour se prom'ner, ma foi, C'est bien plus simple qu'autrefois.
|
La dernière mise à jour de ce site date du samedi, 26. février 2011 10:48 +0100