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LES COUPS D’ PIED DANS L’… QUI SE PERDENT
Paroles de René DORIN – Musique de TRÉMOLO
Amicalement à Montels
I Il se peut que l'on m'enjoigne De baisser un peu la voix Mais la colère m'empoigne Quand je vois ce que je vois. Et peut-on dire mes frères Que les hommes sont égaux Quand on sait qu'il est sur terre Tant de fameux saligauds ? Ad lib. Tant de brutes malfaisantes, De mufles et de goujats, De crapules dilettantes, Et d'amateurs scélérats. Tant de grossiers personnages, D'imbéciles satisfaits, Qui vont sur notre passage Multipliant leurs méfaits. Je préfère, je l'assure, Un honnête et franc bandit Qui porte sur la figure La couleur de son esprit. A ces, « trompe-la-justice » Qui peuvent impunément Sans attirer là police, Embêter les braves gens. Contre cette race immonde, Pour armer notre courroux, Amis, chantons à la ronde Ce refrain de mauvais goût.
Refrain Il y a des coups, d' pied dans 1'... Qui se perdent (bis) Grandes seraient leurs vertus Quel dommag' qu'ils soient perdus.
II C'est le pique-assiette aimable Qui chez vous avec amour A l'heure où l'on met la table Vient vous souhaiter le bonjour. Puis, pour commencer la fête, Ironiquement vous dit Qu'il adore les crevettes Quand on lui sert des radis. Ad lib. C'est l'invité sans vergogne Qui derrière votre dos, S' lav' les mains à l'eau d' Cologne Et s' les essuie aux rideaux, Qui fait reluir' ses chaussures Avec un coin du tapis Et qui pour peu qu'on l'endure Ferait pis et deux fois pis. C'est l' vieil ami d' la famille Qui pelote ouvertement Les nichons de votre fille En disant : « C'est une enfant ! » C'est encor le faux bonhomme Toujours doux et souriant Et qui froid'ment vous assomme Sous couleur de compliments A votre femme il marmotte : « votre mari ? Ah ! la la ! C' qu'il joue bien à la belote ! Mais dame ! i' n' sait fair' que ça. » Ou bien encore il roucoule : « Ce vieux Pierre ! Il fallait l' voir, Ah ! c' qu'il en a eu des poules Madame, avant d' vous avoir. » Au refrain
III C’est celui qui dans la rue A l’amante que j’aimais Osa dire : « Espèc’ de grue ! » Comme s’il la connaissait C’est celui qui vocifère Qu’il n’a pas besoin vraiment D’apprendre que votre mère Fit un singe en vous faisant. Ad lib. C'est l'apprenti mauvais drôle. Couvert d'huile ou de plâtras Et qui contre vous se frôle En disant : « Tiens ! T’en auras ! » C’est ce fumeur, mad’moiselle Qui vous demand’ trop poli : « La fumée vous dérang’-t-elle ! » Quand son cigare est fini. C’est la foule qui s’impose Dès qu'arrive un accident Et qui dit : « C'est pas grand' chose ! » Avec un air mécontent. Tous les jours le même drame S'écoule inlassablement : On attend, la mort dans l'âme, Un autobus inclément. Et l'on perd toute espérance. Puis enfin on l'aperçoit Et l'on brandit à l'avance Le numéro... cent trent' trois ! Mais une main outrancière Présente au dernier moment Un billet d' l'année dernière ! « 67 ! »... et pass' devant ! Au refrain
IV C'est l' percepteur insatiable Qui non content d'encaisser Les sous du pauv' contribuable L'engueul' par-dessus l' marché. Au théâtre, la caissière, Qui peut vous faire rater Un acte ou la pièce entière Si telle est sa volonté. Ad lib. Il y a le snob qui constate Haut et fort avec mépris Que votre noeud de cravate Indique un manque d'esprit. Il y a le petit jeune homme Qui déclar' lui, sombre idiot : « Il était quelconque, en somme, Ce Monsieur Victor Hugo ! » La d'moisell' du téléphone Qui vous hurle : « Raccrochez, C'est pas libre » : ou « Y a personne » Sans savoir c’ que vous d’mandez. Il y a l’ boy-scout en délire Qui toise un ancien poilu Avec un air de lui dire : Hein ? Crois-tu qu’on les a eus ? Il y a les va-t-en guerre Qui vous parlent sans arrêt De la prochaine dernière Comm’ si déjà ça y était. Les mêm’s qui, le cœur à l’aise Autrefois nous ont chanté Sur l’air de la Marseillaise ! « Frèr’s ! armons-nous et partez… » J’en passe comme l’on pense Mais je n’en finirais pas, Car en mille autr’s circonstances Il y a… Il y a… Il y a… Au Refrain
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La dernière mise à jour de ce site date du samedi, 26. février 2011 10:38 +0100