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Joseph Jacques Césaire JOFFRE
maréchal de France
(66.Rivesaltes, 12 janvier 1852 - Paris, 03 janvier 1931)

Fils de tonnelier, entré en 1869 à l'Ecole polytechnique, sorti dans le génie, il fait ses premières armes à la défense de Paris en 1870, puis participe, pendant quinze ans, aux travaux de fortification dans la métropole. En 1885, il poursuit sa carrière au Tonkin, au Soudan et à Madagascar. Après ses succès aux colonies, qui lui valent d'être promu général de brigade en 1902, il est porté en 1911 aux postes de chef d'état-major général de l'armée et de vice-président du Conseil supérieur de la guerre, que la réorganisation du haut commandement vient de réunir en la personne d'un seul titulaire. Il termine à peine l'établissement d'un nouveau plan de mobilisation et de concentration, connu sous le nom de « plan XVII », lorsque la guerre éclate le 2 août 1914. Commandant en chef les armées françaises du Nord et du Nord-Est, Joffre ne se laisse pas abattre par nos premiers revers et ordonne la retraite stratégique qui permet aux armées de gauche d'échapper à l'enveloppement. Cependant, il rassemble dès le 25 août de nouvelles forces au N. de Paris pour reprendre l'offensive. Cette double manoeuvre le conduit à remporter, du 5 au 10 septembre, la victoire de la Marne et à sauver la capitale, directement menacée. Après avoir paré à une nouvelle opération de débordement de l'ennemi appelée la « course à la mer », Joffre mène contre les Allemands une guerre d'usure. Nommé commandant en chef de toutes les armées françaises le 2 décembre 1915, il réussit à imposer ses vues aux généraux alliés. Verdun est attaqué en 1916, mais Joffre persiste à appliquer le plan qu'il avait concerté en décembre 1915 avec les chefs alliés ; à partir de juillet 1916, la bataille de la Somme a pour effet de dégager Verdun. Remplacé par Nivelle en décembre 1916 et nommé maréchal de France le 25 décembre de la même année, Joffre est chargé en 1917 d'une mission aux Etats-Unis pour préparer l’engagement en France des forces américaines, puis, après la guerre, d'une mission au Japon. Il entre à l'Académie française en 1918. On lui doit deux volumes posthumes de Mémoires (terminés en 1928, publiés en 1932). Il restera l'exemple d'un chef qui sut, par son sang-froid et la lucidité de ses conceptions, replier en bon ordre une armée de plusieurs millions d'hommes, rester maître de la manoeuvre et obtenir de ses troupes ébranlées un sursaut d'énergie qui les conduisit à la victoire.


[cliquez sur le phono] Marche du Général Joffre
(musique de René Mercier, paroles d'Eugène Joullot et de Marc Hély)
par Adolphe Bérard [Disque pour Gramophone 0232253, Paris 1915]
[cliquez sur l'étiquette pour entendre le disque]
![]() |
![]() Joffre, buste par Davidson |

en format texte
le
Général Joffre par Alphonse Séché

livre en format texte

biographie complète : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegh.php?idLang=fr&idGH=104
La dernière mise à jour de ce site date du dimanche, 06. mars 2011