L’AVIATION BELLIGÉRANTE PENDANT LA GRANDE GUERRE

 

 

 

Types d aviateurs par Berne-Bellecourt

 

Types d’aviateurs par Jean Berne-Bellecourt (1874-1939)

 

 

C'est par la France que sont réalisées au début du XXe s., tant en métropole (Renard, 1905) qu'outre-mer (Bonnier et Sido, 1911), les premières expériences de l'emploi militaire des aéroplanes, qui font leur apparition aux grandes manœuvres de 1909. L'aviation militaire, qui prend alors simultanément son essor en Russie, en Grande-Bretagne et en Allemagne, n'est pourtant considérée, en 1914, que comme un moyen supplémentaire mis à la disposition des forces terrestres pour accomplir des missions d'observation et de renseignement. Les appareils employés ne comportent à l'origine aucun armement ; ce sont les équipages qui prennent l'initiative d'emporter avec eux des armes légères (fusils, puis mitrailleuses) pour attaquer les observateurs ennemis en cas de rencontre. L'importance des résultats acquis par l'observation aérienne (notamment, dans les deux camps, au cours de la bataille de la Marne) conduit le commandement à spécialiser certaines de leurs formations dans l'attaque des avions d'observation ennemis ; ainsi naît la première arme de l'aviation militaire : la chasse ; ainsi également apparaissent les notions, devenues classiques, de supériorité aérienne et de maîtrise de l'air, indispensables à l'efficacité des missions de l'aviation. Au cours du conflit, des spécialités nouvelles se font jour : aviation d'observation de l'artillerie et surtout aviation de bombardement, dont la mission, réduite encore au plan tactique, est de compléter l'action de l'artillerie en attaquant à la bombe les objectifs défilés, révélés par l'observation aérienne. A la fin du conflit, on commence déjà à employer timidement le bombardement sur le plan stratégique.

Si cette guerre a permis d'importants progrès techniques (tir à la mitrailleuse à travers l'hélice, liaison par radio avec le sol, performances accrues, etc.), le fait essentiel demeure le rôle, désormais irremplaçable, qu'a joué l'aviation dans le déroulement de la bataille terrestre. Grâce à un puissant effort industriel (200 000 avions construits par les belligérants de 1914 à 1918), le nombre des appareils en service ne cesse de croître (150 avions français sur le front en 1914, 3 600 en 1918).

 

 

 

avion 02

avion 01

 

pavillon Allemagne          ALLEMAGNE          pavillon Allemagne

 

 

 

Aviatik

 

biplan allemand du type « Aviatik »

 

 

 

avion 01

 

 

Drachen

 

un Drachen d’observation allemand, que les français nomment plus prosaïquement « saucisse », se prépare pour une ascension. Sa particularité réside dans les trois lobes qui assurent sa stabilité.

 

 

DRACHEN n. m. (abréviation du mot allemand Drachenballon, cerf-volant). Ballon captif d'observation, d'invention allemande, utilisé au cours de la Première Guerre mondiale et dénommé vulgairement SAUCISSE en français. (Sa forme allongée lui permettait de s'orienter dans le plan du vent, à la façon d'une girouette.)

 

 

 

avion 02

 

 

Fokker 01

 

Anthony FOKKER

 

 

FOKKER (Anton Herman Gerard dit Anthony), aviateur et constructeur d'avions hollandais (Kediri, Java, 06 avril 1890 - New York, 23 décembre 1939). Après avoir construit son premier aéroplane, il commença à voler en 1910, et, à l'instar de Pégoud, il s'adonna de bonne heure à la voltige aérienne. Créateur d'une des plus importantes firmes de l'industrie aéronautique allemande, il construisit, entre 1914 et 1918, d'excellents appareils de chasse, qui furent pilotés par tous les grands « as » germaniques. Reprenant les conceptions de l'ingénieur français Saulnier, il appliqua sur ses avions, à partir de 1915, le tir ­de la mitrailleuse synchronisé à travers l'hélice. Les avions « Fokker » ont été utilisés, entre les deux guerres mondiales, dans le monde entier, aussi bien à l'occasion de nombreux raids que dans les aviations militaires et commerciales.

 

 

Fokker 3a

 

Fokker D VII – Moteur : 175 CV – Mercedes D.3. – Envergure : 8,80 m. – Longueur : 7 m. – Armement : deux mitrailleuses Spandau de 7,92 mm. – Vitesse maximale : 200 km/h à 3.000 m.

 

 

 

Fokker 02

 

monoplan allemand du type « Fokker »

 

 

 

avion 01

 

 

gotha

 

Gotha G.V. – Moteur : 2 x 260 CV Mercedes – Envergure : 23,50 m. – Longueur : 12,20 m. – Vitesse maximale : 100 km/h. – Armement : 4 mitrailleuses de 7,92 mm. – Charge de bombes : 650 kg.

 

 

GOTHA n. m. Nom donné à un avion de bombardement allemand triplace (moteur de 540 ch), appelé aussi FRIEDRICHSCHAFEN, employé à la fin de la Première Guerre mondiale, notamment en 1918 contre Paris.

 

 

 

avion 02

 

 

Junkers

 

Hugo JUNKERS

 

 

JUNKERS (Hugo), industriel allemand (Rheydt, 03 février 1859 - Gauting, près de Munich, 03 février 1935). Il imagina plusieurs appareils, dont le plus remarquable fut le moteur à piston double. En 1897, nommé professeur à l'Ecole technique supérieure d'Aix-la-Chapelle, il poursuivit ses travaux sur la compressibilité des gaz et sur les moteurs à huile lourde. Après avoir établi en 1912, à Frankenburg, un tunnel aérodynamique, il orienta définitivement ses recherches dans le domaine de l'aviation. En 1915, il réalisa le premier avion entièrement métallique, et, en substituant le Duralumin à l'acier, au bois et à la toile jusqu'alors employés, il fit franchir à la construction aéronautique un pas décisif. Pendant la Première Guerre mondiale, ses usines, établies dans la région de Dessau, fabriquèrent de nombreux appareils militaires.

 

 

 

avion 01

 

 

Taube

 

Taube exposé dans la cour des Invalides à Paris

 

 

 

avion 02

 

 

Zeppelin b

Zeppelin a

 

Ferdinand VON ZEPPELIN

 

 

ZEPPELIN (Ferdinand Adolf August Heinrich, comte VON), officier, puis industriel allemand (Constance, 08 juillet 1838 - Berlin, 08 mars 1917). Après avoir pris part à la guerre de Sécession comme officier, il combattit en 1870-1871 contre la France. Ses faits d'armes le firent choisir ensuite pour remplir de nombreux postes militaires et diplomatiques importants. Il prit sa retraite en 1890, et se consacra uniquement à la construction des dirigeables rigides, dont le premier fut essayé sur le lac de Constance à la fin de l'année 1900. Cependant, le comte F. von Zeppelin n'est pas l'inventeur du dirigeable rigide : en 1873, le Français Spiess déposa un brevet sur le principe de construction des dirigeables, qu'il réalisa seulement en 1910.

 

 

 

Bourjade image 03

 

un dirigeable Zeppelin est attaqué par un avion d’observation Henri Farman H.40 équipé d’une mitrailleuse (après 1915)

 

 

 

Zeppelin 03

 

Zeppelin de la marine

 

 

 

avion 02

avion 01

 

pavillon France          FRANCE          pavillon France

 

 

 

avion dans une mer de nuages

 

avion dans une mer de nuages

 

 

 

avion 01

 

 

Bleriot

Bleriot 04

Bleriot 02

 

Louis BLERIOT

 

 

BLÉRIOT (Louis), ingénieur, industriel et aviateur français (59.Cambrai, 01 juillet 1872 - Paris 02 août 1936). Sur un monoplan construit par ses soins, il effectua le premier voyage touristique aérien, le 31 octobre 1908, de Toury à Artenay et retour, puis la première traversée de la Manche en aéroplane, de Calais à Douvres, le 25 juillet 1909. Il fut l'un des premiers industriels de l'aviation en France : on lui doit notamment le célèbre avion Spad, sur lequel s'illustrèrent Guynemer et tous les grands as de la Première Guerre mondiale.

 

 

 

Bleriot Spad 1918

 

biplan Spad (1918)

 

 

 

Bleriot - Spad de Guynemer

 

Spad de Guynemer

 

 

 

Bleriot Spad a

 

Spad XIII – Moteur : 200 CV – Hispano-Suiza 8BA – Envergure : 8 m. – Longueur : 6,10 m. – Armement : deux mitrailleuses fixes 303 Vickers – Vitesse maximale : 200 km/h à 200 m.

 

 

 

Spad A2

 

un Spad A2 français affecté au « détachement aviation » qui opère en Russie pendant la Grande Guerre

 

 

 

avion 02

 

 

Breguet

 

Louis BREGUET

 

 

BREGUET (Louis Charles), pilote et industriel français (Paris, 02 janvier 1880 – 78.Saint-Germain-en-Laye, 04 mai 1955). Fils de l’inventeur Antoine Breguet (Paris, 1851-Paris, 1882). L'un des premiers pilotes et l'un des premiers avionneurs du monde. Très tôt, il s'intéressa aux voilures tournantes, avec Richet et Dorand. Pendant la Première Guerre mondiale, il construisit l'avion Breguet-XIV, qui contribua beaucoup à la victoire des Alliés. A la suite de la guerre, ce fut la construction du Breguet-XIX, qui permit de réaliser de grands raids et de grands records, notamment la première traversée E.-O. de l'Atlantique Nord par Costes et Bellonte. Toute une lignée d'avions com­merciaux sortirent également des usines Breguet, depuis le « Léviathan » de 1919 jusqu'au Breguet « Deux-Ponts » de 1955. Sur le plan militaire, les ateliers de construction Louis-Breguet réalisèrent de nombreux appareils pour l'aéronavale, et en particulier des avions patrouilleurs. Ingénieur et chercheur infatigable, Louis Breguet s'intéressa à toutes les branches de l'aéronautique. Peu avant sa mort, il réalisa la série des planeurs de performance Breguet-900, qui remportèrent de nombreux concours et battirent plusieurs records mondiaux. Fervent yachtman, il prit part à de nombreuses régates et se révéla comme l'un des meilleurs skippers français. Certains de ses derniers yachts étaient construits sur ses plans, car il étudia de près le problème de la vitesse sous voiles et réalisa de très bons yachts de régates.

 

 

 

Breguet-14

 

Breguet 14 : structure métallique, entré en service en 1917, poids en charge 1 250 kg, moteur de 300 ch, vitesse de croisière 130 km/h, plafond maximal 5 000 m, 2 mitrailleuses, 200 à 300 kg de bombes, autonomie 3h30. C’est cet avion qui permettra de réaliser les premiers raids d’après guerre.

 

 

 

avion 01

 

 

Caudron Gaston

 

Caudron René

Caudron René 02

 

Gaston CAUDRON

 

 

René CAUDRON

 

 

CAUDRON, famille d'ingénieurs et d'aviateurs français. — GASTON (80.Favières, 18 janvier 1882 – 69.Lyon, 10 décembre 1915) construisit, dès 1908, avec son frère René, un planeur qui, remorqué par un cheval, réussit plusieurs envols et servit de point de départ à une série d'avions connus pour leur souplesse et leur stabilité, utilisés avec succès pendant la Première Guerre mondiale. Il se tua en expérimentant le premier avion de bombardement. — Son frère RENÉ (80.Favières, 01 juillet 1884 - 80.Le Pinchemont, Nampont-Saint-Martin, 27 septembre 1959), qui ne cessa de lui apporter sa collaboration la plus étroite, continua la construc­tion d'appareils puissants destinés à l'armée et aux compagnies de transports aériens.

 

 

 

Caudron 01

 

le Caudron (1915), l’un des premiers bimoteurs (puissance 2 x 80 ch) de la Première Guerre mondiale

 

 

 

Caudron

 

biplan Caudron bimoteur (1917)

 

 

 

avion 02

 

 

Esnault-Pelterie

 

Robert ESNAULT-PELTERIE

 

 

ESNAULT-PELTERIE (Robert), ingénieur français (Paris, 08 novembre 1881 – 06.Nice, 06 décembre 1957). S'occupant, dès 1901, du problème aérien, il commença par étudier un type de turbine à explosion pour remplacer les moteurs trop lourds de cette époque. En 1906, il commença les plans du premier monoplan à moteur capable de voler, inventant à cette occasion le premier moteur d'aviation en étoile à nombre impair de cylindres et le dispositif de commande appelé manche à balai. Ultérieurement, il réalisa un autre moteur extra-léger, sans bielles, ni vilebrequin, ni volant, démarrant instantanément, ce qui le conduisit à créer une pompe à essence alternative sans cylindre. Cette pompe présentait la caractéristique d'avoir le même débit par coup, quel que soit le nombre de coups à la minute. Après s'être attaqué au problème de l'énergie des marées, il mit méthodiquement sur pied la théorie de la navigation interplanétaire au moyen de la fusée à réaction, allant jusqu'à prévoir, dès le début du siècle, l'utilisation de l'énergie nucléaire pour propulser les astronefs. (Académie des sciences, 1936.)

 

 

 

Esnault

 

monoplan REP (1914)

 

 

 

avion 01

 

 

Farman Maurice

 

Farman 02

Farman Henri

Farman

 

 

Maurice FARMAN

 

 

Henri FARMAN

 

en 1908

 

 

 

FARMAN, nom de deux frères, aviateurs et constructeurs d'avions français, d'origine britannique. — HENRI (Paris, 26 mai 1874 - Paris, 18 août 1958), ancien élève de l'Ecole des beaux-arts, vint à l'aviation en 1907, après avoir gagné de nombreuses courses de tandems, puis de motocyclettes et d'automobiles. Le 13 janvier 1908, il s'attribua le grand prix de l'Aviation (coupe Deutsch-Archdeacon), en couvrant, le premier en Europe, à Issy-les-Moulineaux, un circuit aérien fermé d'un kilomètre. Dès lors, les exploits se succédèrent : premier vol avec passager (28 mars 1908), premier vol de ville à ville, entre Bouy et Reims (30 octobre 1908), records de vitesse et d'altitude en Angleterre, en Allemagne et en Belgique (1910). Créateur de la première école de pilotage sans visibilité à Toussus-le-Noble (1911) et de l'une des premières compagnies de navigation aérienne ouvertes aux passagers (1919), il fonda une entreprise de constructions aéronautiques qui produisit de nombreux avions et hydravions de tous types, allant du léger appareil de tourisme au puissant multimoteur commercial ou militaire. — MAURICE Alain (Paris, 21 mars 1877 - Paris, 25 février 1964) fut champion de France cycliste en 1895 et prit part avec succès à plusieurs courses d'automobiles. Vers 1910, il créa un type d'avion biplan, qui permit à Eugène Renaux d'atterrir sur le puy de Dôme. Cet appareil armait un grand nombre de nos escadrilles au début de la Première Guerre mondiale, époque à laquelle Maurice s'associa avec Henri.

           

 

 

 

Farman biplan

 

biplan Farman

 

 

 

Farman 1

 

la « cage à poules » de Farman (1915) est l’un des premiers appareils construits en série pour les forces aériennes françaises

 

 

 

avion 02

 

 

Latecoere

 

Pierre LATÉCOÈRE

 

 

LATÉCOÈRE (Pierre-Georges), industriel français (65.Bagnères-de-Bigorre, 25 août 1883 – Paris, 10 août 1943). Dès la Première Guerre mondiale, il s'intéressa à l'aviation et construisit des avions Salmson pour l'armée. A la même époque, il conçut une ligne aérienne reliant la France à ses colonies d'Afrique avec prolongation sur le Brésil par l'Atlantique Sud ; il en inaugura lui-même le premier tronçon (Toulouse-Barcelone) le 25 décembre 1918. La liaison régulière entre la France et le Maroc existait en 1919 ; elle était prolongée jusqu'à Dakar en 1925, et la première liaison Dakar-Amérique du Sud était inaugurée en mai 1930 par Mermoz, sur avion Latécoère.

 

 

 

avion 01

 

 

Morane

 

les frères MORANE

 

 

MORANE (les frères), industriels et aviateurs français. — LÉON (Paris, 11 avril 1885 – Paris, 09 octobre 1918) et son frère ROBERT-Charles (Paris, 10 mars 1886 – Paris, 28 août 1968) fondèrent vers 1910, en collaboration avec l'ingénieur Saulnier, la célèbre firme Morane-Saulnier, spécialisée dans l'étude de prototypes d'avions ou d'hydravions. Robert Morane essaya un grand nombre de ceux qui furent construits. Leurs recherches portèrent principalement sur la finesse aérodynamique, la maniabilité et la stabilité naturelle des formes, l'une des tendances particulières de la maison étant l'étude d'appareils destinés à la formation et au perfectionnement des pilotes. L'école Morane, créée en 1911, a compté parmi ses moniteurs et ses élèves les plus grands noms de la voltige aérienne. Léon Morane fut le premier à dépasser la vitesse de 100 km/h et à atteindre une altitude supérieure à 2 500 m (1910).

 

 

Morane 2

 

avion français d’observation du type « Morane-Saulnier »

 

 

 

avion 02

 

 

Nieuport

 

Edouard NIEUPORT

 

 

NIEUPORT (Edouard DE NIÉPORT, dit Edouard), aviateur et constructeur français d'avions (Blida, 24 août 1875 - sur le champ d'aviation de Charny, près de Verdun, 15 septembre 1911). L'un des premiers constructeurs d'avions (1909), il porta ses efforts sur les études aérodynamiques et eut ainsi une influence décisive sur l'aviation. Après avoir remporté successivement le championnat du monde de vitesse (177 km/h) et le record mondial de distance parcourue entre le lever et le coucher du soleil (1 225 km), il mourut accidentellement lors d'un atterrissage. Un de ses types de biplans fut très employé pendant la Première Guerre mondiale.

 

 

 

Nieuport

 

biplan Nieuport (1916)

 

 

 

Nieuport 01

 

biplan de chasse français (1915) dit « Bébé Nieuport » (on aperçoit la mitrailleuse qui tire à travers l’hélice)

 

 

 

avion 01

 

 

Voisin Gabriel

Voisin 01

Voisin Charles

 

Gabriel

 

les frères VOISIN

 

Charles

 

 

VOISIN (les frères), ingénieurs et industriels français — GABRIEL (69.Belleville-sur-Saône, 05 février 1880 – 71.Ozenay, 25 décembre 1973) commença à pratiquer le planeur à Berck, comme pilote au service d'Archdeacon. Dès 1902, il tenta d'équiper les planeurs d'un moteur à explosion et, en 1905, il exécuta des vols en traction sur la Seine. En 1906, il évolua sur le lac d'Enghien à bord d'un biplan à flotteurs, ancêtre de l'hydravion. Il fut le premier en France avec son frère Charles à construire industriellement des avions, dans un atelier, à Billancourt, en 1908 ; la même année, le premier kilomètre en circuit fermé fut accompli par un appareil Voisin. En 1918, il se consacra à la construction automobile. Technicien hors pair, il fabriqua aussi bien des voitures de course, de sport ou de luxe que des voitures de petite cylindrée. En carrosserie, il compte parmi les pionniers de l'aérodynamique. — CHARLES (69.Lyon, 12 juillet 1882 - mort dans un accident d'automobiles, 69.Corcelles-en-Beaujolais, 26 septembre 1912) fut le premier pilote français à voler en Europe le 30 mars 1907, à Bagatelle.

 

 

 

 

Voisin 03

 

biplan français de bombardement du type « Voisin »

 

 

 

Documents 14-18