Maxime Weygand

 

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Maxime WEYGAND

général français

(Bruxelles, 21 janvier 1867 - Paris, 28 janvier 1965)

 

Général Weygand, par Tadé Styka (1889-1954)

 

Sorti de Saint-Cyr en 1887 dans la cavalerie, il est bientôt instructeur à Saumur, où il laisse le souvenir d'un enseignement aussi dynamique que réaliste. Il sert ensuite dans la troupe, qui le passionne au point qu'il ne songe pas à entrer à l'Ecole de guerre. Joffre le distingue toutefois, en 1913, au Centre des hautes études militaires, mais, en août 1914, c'est comme lieutenant-colonel au 5e hussards que Weygand prend part à la bataille de Morhange. Le 28 août, bien que non breveté, il est désigné comme chef d'état-major de Foch, qui prend le commandement d'un détachement d'armée aux marais de Saint-Gond. Dès lors, l'équipe est formée, et les deux hommes ne se quitteront plus jusqu'en 1923. Pendant toute la campagne, Weygand seconde Foch dans ses tâches successives, lui apportant, avec une pensée limpide, l'exacte expression d'ordres souvent compris à demi-mot. En 1918, Weygand, promu général de division, est major général des armées alliées pendant la bataille de France. Il est ensuite nommé représentant permanent de la France au comité de Versailles. Lors du conflit polono-soviétique (1920), il est envoyé à Varsovie, où, comme conseiller de l'état-major polonais, il aide à rétablir une situation militaire compromise par les attaques de l'armée rouge. En 1923, il succède à Gouraud comme haut-commissaire en Syrie et au Liban, revient en France en 1924, où il dirige le Centre des hautes études militaires, et entre au Conseil supérieur de la guerre. En 1930, il devient chef d'état-major de l'armée et remplace, en 1931, Pétain comme généralissime désigné. Maintenu en activité sans limite d'âge en 1932, Weygand se fixe pour tâche la réorganisation de l'armée française et quitte le service en 1935 : la pacification du Maroc est alors terminée, la ligne Maginot presque achevée. Rappelé en 1939, et après avoir assumé le commandement en chef à Beyrouth du théâtre d'opérations de la Méditerranée orientale, il est nommé, par Reynaud, en mai 1940, commandant en chef de tous les théâtres d'opérations et assume le remplacement de Gamelin dans la phase critique de la bataille de France. « Si la France est en danger, avait dit Foch, appelez Weygand. » On l'appelait trop tard. Après avoir tenté de sauver les armées de Belgique, puis de reconstituer un front sur la Somme et l'Aisne, Weygand, dépourvu de réserves, privé des meilleures unités détruites à Dunkerque, se résout à recommander l'armistice : il y voyait le moyen de sauver les territoires français d'Afrique en empêchant l'ennemi de conquérir l'Afrique du Nord, et la possibilité de réorganiser les forces indispensables à la reprise ultérieure de la lutte. Ministre de la Défense nationale de juin à septembre 1940, il est nommé, peu après, délégué général du gouvernement pour l'Afrique française. Dans ce poste, il consacre tous ses efforts à la rénovation de l'armée française d'Afrique, qui contribuera à la victoire de 1944. C'est alors qu'il conclut avec les Américains les accords du 26 février 1941 (accords Weygand-Murphy) pour le ravitaillement de l'Afrique, et s'oppose opiniâtrement aux visées allemandes sur nos possessions, parvenant notamment à empêcher l'application des accords Darlan-Warlimont du 28 mai 1941. Son rappel fut exigé par Hitler en novembre 1941. Arrêté par la Gestapo en novembre 1942, il est prisonnier en Allemagne jusqu'en 1945. Libéré par les Alliés, il est traduit à son retour en France devant la Haute Cour de justice, mais obtient, en 1948, un non-lieu sur tous les chefs d'accusation portés contre lui et retrouve la totalité de ses droits et prérogatives. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Turenne (1931), le 11 Novembre (1932), Histoire de l'armée française (1938), Foch (1947), le Général Frère (1950), l'Armée à l'Académie (1962), et de trois volumes de Mémoires parus de 1950 à 1957. [Acad. fr., 1931].

 

 

 

         sa voix                

"1914 : la Marne"                 "1918 : signature de l'Armistice"

                                          [cliquez sur le phono]                                                      

 

 

           le 11 Novembre

par Maxime Weygand,

livre en format texte

 

 

 

 

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La dernière mise à jour de ce site date du lundi, 12. octobre 2009